C'est dimanche, depuis 12h le soleil pointe son nez et je viens vous saluer.

Hier soir, à Sarburg, avait lieu le traditionnel défilé de carnaval... toujours en nocturne...Je tenais à vous en montrer quelques photos.

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Les chars illuminés.

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De nombreux groupes de joyeux participants et de jolies filles...

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Mais aussi des déguisements de Grand Mère.

Je profite de l'article d'aujourd'hui pour fêter à toutes celles qui le sont déjà, une bonne fête des Grands Mères...

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L'ambiance était maintenue par des orchestres répartis le long du parcours...

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Encore deux photos qui vous prouveront que la soirée fut bonne

 

Cet année, la lumière était présente partout. La multiplication des ampoules à basse consommation et surtout les LED ont permis la construction de chars bien illuminés et les groupes en ont aussi profitée.

Un public nombreux s'était massé sur le parcours du défilé qui a traversé la ville pour finir à la salle des fêtes où était organisé un bal.. Il a été distribué, 500 kg de chocolat et 800 litres de vin....

La météo s'étant améliorée quelques heures auparavant et les carnavalistes ont pu ainsi bénéficier d'un temps sec et plus trop froid.

Il y a des défilés, ce dimanche, dans plusieurs petits villages autour de Saarburg. Demain c'est à TREVES, mais je n'irai pas. Je vous ferais des photos du défilé de Serrig, mardi après midi....Promis....

Maintenant, la suite du Man Ana de Jacques que vous attendez certainement tous.

 

Voyage avec Pierre 

Papa était malade. Il avait déjà subi une première opération à Paris et, pour remercier ses amis Testemale, il leur avait proposé d'emmener leur fils cadet Pierre avec lui, pour lui faire visiter le Maroc. 

Pierre passa quelques jours à Marrakech avec Papa et Michel, puis je rejoignis le Maroc pour mes vacances et, tout naturellement, nous programmâmes une virée dans le sud. 

Cette année-là, la région de Tarfaya continuait de nous attirer. J'avais commandé à l'IGN de Paris la carte de la région à grande échelle, et elle vint naturellement compléter la couverture en cartes à grande échelle que nous utilisions depuis des années. 

Une carte, une boussole, des talkie-walkie, une solide expérience du sud, et nous voilà partis avec la Land-Rover chassis long, la tente, et tout l'attirail nécessaire. 

En particulier, la caméra 8mm Canon de papa, véritable pièce de musée, qui a fait tout le sud y compris à dos de chameau avant d'être soigneusement rangée, détrônée par la caméra super 8 Pathé Webo avec objectif Angénieux qui représentait ce qui se faisait de mieux comme matériel cinéma avec ce nouveau format. Sauf qu'elle pesait un âne mort... 

Nous voilà partis vers Tan Tan, et après les ravitaillements indispensables en cigarettes et caramels espagnols, nous prîmes la route de l'intérieur, vers le poste d'Abatteh. 

Au bout de quelques kilomètres, la piste serpenta dans un désert essentiellement fait de collines de quartzite gris, sans aucune végétation. Un décor totalement lunaire, mais la piste ne filait pas dans la bonne direction. Elle s'incurvait vers l'Est et prenait la direction de l'Algérie en passant pas Zag, ce qui n'était pas du tout notre route. 

Demi-tour, donc et retour à la case départ avant de prendre l'autre piste ; en 1971, ni panneaux indicateurs ni GPS, et pas d'indigène non plus pour nous renseigner. 

Nous finîmes par retrouver nos points de repère sur la carte, et par arriver au fort d'Abateh, sur le haut oued Chebika. Arrêt au poste, bien sûr, où nos identités furent soigneusement relevées. Michel et moi avions la carte verte d'étranger marocaine, Pierre avait son passeport français. 

Le chef de poste nous proposa bien sûr un guide jusqu'à Tarfaya, mais nous refusâmes lui montrant notre carte IGN.

« Mais c'est une carte militaire ! »

« Non, c'est une carte que j'ai acheté en France, et qui est en vente libre ».

Le document n'étant vraisemblablement pas classé « secret défense », il insista nous demandant si nous savions relever un gisement. Lui ayant expliqué qu'avec une boussole et un point culminant, il nous était aisé de savoir où nous étions, il finit par capituler et nous laisser partir. 

A nous les grands espaces, il suffirait de repérer la piste qui partait vers la droite 80 km plus loin pour obliquer vers Tarfaya. 

Peu après avoir quitté le poste, des taches d'humidité avec des cigognes nous amenèrent à essayer de les filmer, avec des ruses de sioux. Peine perdue, les bestioles étaient d'une méfiance incroyable ! Il ne nous fut pas possible d'obtenir des plans rapprochés, même en les rabattant sur le cameraman par un savant mouvement d'encerclement piloté par radio. 

La nuit tombant, nous plantâmes la tente et passâmes notre première nuit en plein désert. 

Pierre s'accoutumait au rite du plantage de tente, de cuisine, de petite veillée au clair de lune, et du dodo parce qu'il n'y avait rien de mieux à faire. Dur pour un parisien, une nuit sans autos, sans métro, sans ciné...

 

Le lendemain, quelques gouttes de pluie vinrent nous surprendre. Nous repliâmes la tente un peu mouillée, mais surtout beaucoup plus lourde. Nous la ferions sécher plus tard. 

Nous reprîmes notre route tranquillement, nous arrêtant de temps en temps pour chercher des silex, ou observer la quantité invraisemblable de lichens collés sur des pierres de petite taille. A tel point que le sol avait une teinte verdâtre, sans un seul brin d'herbe toutefois. 

Nous guettions la piste qui devait partir vers la droite, mais l'absence de point de repère s'avérait déroutante.

 Même le sommet sur lequel nous comptions pour vérifier notre progression était difficilement discernable.

 Le pique-nique du midi, dans un lieu totalement isolé de tout, nous vit déployer la tente pour la faire sécher, pendant que nous mastiquions notre sandwich kesra sardines à l'huile et que nous fantasmions sur l'éventualité du passage d'un avion qui repérerait la tente bleue étalée sur le sol.. Finalement, des « terroristes » ne s'amuseraient pas à se signaler ainsi... 

La carte nous indiquait que la piste devait obliquer vers l'ouest en longeant un oued qui se creuserait petit à petit. En suivant l'oued, de toutes façons, nous arriverions à la mer, quelque soixante dix kilomètres plus loin toutefois.

Sur notre gauche, le lit de l'oued Khaoui Naam se creusait. La route était bonne. Au loin, nous distinguons une construction en pisé. Un poste militaire abandonné ?

Sur la gauche, une décharge de bouteilles vides. Il fait soif dans le Sahara, et les ordures inertes telles le verre étaient souvent stockées en plein air. Un petit arrêt nous fit identifier Fanta et Coca, mais c'était un peu juste pour déterminer l'âge du dépôt pas si archéologique que cela. 

Nous remontâmes dans la voiture et nous rapprochâmes du poste. Nous voyions flotter un drapeau au mât, et il s'agissait du drapeau Espagnol ! 

Merde ! On avait passé la frontière sans s'en rendre compte, et on était en Espagne. Au Rio de Oro précisément. 

C'est le moment que Pierre choisit pour faire sa crise de parisien et s'écrier : « Moi, je suis antifranquiste ! ».

 Une petite explication de texte ferme l'incita à continuer de militer sur les Champs Elysées, mais ici il valait mieux éviter ce genre de proclamation, les geôles locales pouvant s'avérer inconfortables. Déjà qu'on était entrés chez eux sans le demander, si en plus on les énervait, on allait avoir des ennuis sérieux.

 On  s'approcha du poste, une sentinelle en sortit, pistolet mitrailleur à la main. Nous comprîmes qu'il valait mieux nous arrêter, éviter de dire que l'on avait des radios, et méditer en silence sur l'absence de matérialisation de la frontière. Quand on sait d'autre part avec quelle minutie les espagnols marquaient leur frontière dans les Pyrénées à l'époque, le fait de la traverser était encore plus saugrenu.

 Le dialogue s'engagea, nerveux, et mon espagnol me revint à vitesse grand V.

« Donde estàn los otros ? » (où sont les autres).

« No hay otros, estamos tres » (il n'y a pas d'autres nous sommes trois)

« El vehiculo se parà y han salido dos » (le véhicule s'est arrêté, et deux sont descendus)

«  Hemos salido tres, y hemos entrado tres » (trois sont sortis, trois sont entrés)

« De donde vienen » (d'où venez vous)

« De Tan Tan ».

« Que haceis aqui » (que faites vous ici)

« Turismo » 

Conciliabule entre eux. Des touristes dans ce coin cela ne courait pas les rues ! Finalement, un militaire nous fut adjoint et on nous intima l'ordre d'aller voir le contrôle civil, sur l'autre rive de l'oued où nous voyions un petit village. 

La descente et la remontée étaient goudronnées, indice que ceci devait être fréquenté comme itinéraire, bien qu'ensablé à mi-côte. Le guide me conseilla de mettre la land en 4x4 pour franchir le bout de dune. A tout hasard, j'avais repris le volant des fois que l'on me demande aussi le permis. Evitons les risques.

Mon espagnol, hésitant au début, devint de plus en plus fluide, entrecoupé d'expressions idiomatiques, tout ceci me ramenant à mon séjour dans une famille espagnole plusieurs années auparavant. 

A mes interlocuteurs civils, j'expliquai que nous nous étions bêtement trompés de quelques kilomètres au départ (comment on dit se tromper, déjà ? Ah oui, Equivocar ! C'est imprimé depuis dans ma tête). Je montrai la carte IGN, avec l'itinéraire que nous devions prendre, nous produisîmes nos passeports (nous avions toujours avec nous les cartes de séjour marocaines et les passeports, des fois que... Ce coup-ci, ça servit !). 

J'étais hyper stressé et j'échouai au « test de la cigarette » que l'on m'offrit et que je n'arrivai pas à allumer tellement je tremblais. 

Bon, on m'expliqua que l'on demandait par radio à El Ayoun (la capitale, Lâayoune maintenant) que faire de nous. Réponse dans une heure, lors de la prochaine vacation radio. 

Tout fonctionnait : radio, autorités civiles, et cela nous changeait du Maroc où souvent les radios étaient en panne, les téléphones ne marchaient pas, ou bien où tout marchait mais où c'était le groupe électrogène qui ne marchait pas, et sans électricité, la technologie... 

Sur la parking, nous devînmes l'attraction de Hagunia. Les gamins, qui parlaient tous un espagnol parfait, avaient écrit « Turismos Perdidos » sur la bâche pleine de poussière de la jeep. 

Michel fit un petit foot avec quelques uns d'entre eux eux. 

Un habitant du coin arriva, flanqué d'une femme d'un âge apparemment assez avancé et nous demanda si nous souhaitons tirer un coup avec elle (sί quieres joder...). Notre état mental et l'état de fraîcheur de la personne nous incitèrent à décliner poliment cette proposition, pas folichonne quand même. 

Un légionnaire nous fit une démonstration de réparation de pneu de jeep crevé. Pour décoller de la jante un pneu qui est assez voisin de celui d'un poids lourd, il montait tout simplement dessus avec la Land-Rover ! Le pneu se décollait et s'affaissait, il pouvait changer la chambre à air avec des démonte pneus énormes. Nous n'en perdîmes pas une miette, car il s'agissait des mêmes pneus que nous et il faut bien reconnaître que nous n'avions jamais crevé avec cette Land. 

Finalement, vers seize heures, la voie nasillarde de l'opérateur donna la réponse : « Conducir los hasta Tarfaya, Cambio. » (conduisez les jusqu'à Tarfaya. A vous.) 

Le militaire qui nous avait escorté fut commis pour nous conduire jusqu'à un poste qui est sur la route goudronnée, où nous ne pourrions plus nous perdre. Il nous resterait alors à rentrer au Maroc par le Sud...

Si on voulait bien nous autoriser à le faire. 

Donc, direction le poste de Daora. 

C'est de la vraie piste saharienne qui nous attendait, avec gazelles, dunes et tôle ondulée faite à soixante dix à l'heure, ce qui nous obligea à atteindre cette vitesse pour ne plus avoir l'impression que le véhicule se désagrégeait. 

La tôle ondulée est une ondulation du terrain qui se forme sur les pistes. Générée par les roues des véhicules, sa longueur d'onde dépend de la vitesse des véhicules qui l'ont faite. En dessous de cette vitesse, il faut rouler au pas sinon les ondulations nous secouent, de plus en plus en augmentant la vitesse jusqu'au moment où l'on « vole » de crête en crête sur la tôle, et où tout devient presque calme. Par contre, la maîtrise de la trajectoire avec aussi peu d'appuis sur le sol est parfois délicate. 

Au moment de la survenue du coucher de soleil, notre guide nous demanda de vouloir bien nous arrêter pour la prière du coucher de soleil. Nous admirâmes le tolérance du christianisme espagnol (et ce n'était pas rien en 1971) qui gérait l'Islam dans le respect de ses temps de prière, et nous arrêtâmes le véhicule au milieu de nulle part comme d'habitude.

 Par discrétion, nous fumions notre cigarette derrière la Land, mais le guide priait, le fusil en travers des genoux, avec des regards fréquents dans notre direction. Nous ne voulions pas troubler son recueillement, mais nous ne voulions pas non plus être gardés à vue. Lui, de son côté, ne nous perdait pas de vue, des fois que. Et puis, la sentinelle doit avoir toujours le dessus... 

Le soleil ayant disparu, nous repartîmes et arrivâmes à le nuit tombante à Daora. Contact avec l'autorité civile, embarrassée, qui finit par prendre le problème à bras le corps. Finalement, le « señor que habla espagnol perfectamente » (c'est moi) leur enleva une épine du pied, celle de l'hébergement. Les bureaux étant fermés, nous repartirions le lendemain matin. Mais je les rassurai, nous camperions dans le véhicule et donc pas besoin de nous trouver un gîte pour la nuit, une geôle par exemple ajoutais-je mentalement. Cette solution rassurant tout le monde, nous nous entassâmes dans la Land, Pierre, plus petit, en travers du siège avant (3 places), Michel et moi en aménageant les bagages à l'arrière pour pouvoir nous y allonger. 

Le lendemain, les autorités nous remirent nos passeports et nous indiquèrent la route goudronnée conduisant à Tah, le poste frontière avec le Maroc, où nous arrivâmes sans encombre. 

Bien que ce fut le matin, des cohortes de camions étaient déjà en train d'échanger à la frontière : les Pegaso espagnols transportaient couvertures, tabac, hifi et autres qui faisaient la richesse de Tan Tan et les Bedford ou Thames rouges marocains déchargeaient des fruits et des poissons en provenance du nord. 

Les papiers visés, nous nous aventurâmes dans le no man's land jusqu'à une cahute surmontée d'un drapeau marocain, le poste de douane local. 

On ne nous fit aucune difficulté pour entrer, on nous demanda simplement de passer à Tarfaya (30 km plus loin quand même) et d'aller au bordj faire viser nos papiers. Et ce fut tout ! Il faut dire que le poste frontière était particulièrement misérable, et l'activité très réduite en dehors des camions stationnés cul à cul dans 1e désert. 

Nous voilà donc au Maroc. La route longe une sebkha, la sebkha Tah. Une sebkha c'est une dépression qui peut se trouver au-dessous du niveau de la mer. Celle que nous longions se trouvait à une dizaine de kilomètres du littoral, et descendait à 55 mètres en dessous du niveau de la mer. 

Michel ne put résister au plaisir de descendre en bas de l'effondrement, pas au fond toutefois, et nous ne distinguâmes aucune piste susceptible d'y accéder. Y remonter lui ouvrit quelque peu l'appétit. Pique nique au bord de la sebkha, et en route vers Tarfaya ! 

Nous retrouvâmes la ville à peu près inchangée, si ce n'est la présence d'un hélicoptère, des gisements offshore étant en cours d'évaluation au large de Tarfaya. 

Arrivée au poste, nous présentâmes nos passeports. Pour Pierre, aucun problème, il était résident à Paris. Pour Michel et moi, résidents à Marrakech, nous dûmes ressortir notre carte de séjour marocaine, qui se vit gratifiée d'une autorisation de séjourner à Tarfaya une journée. Et ce fut tout ! Notre escapade hors frontières s'était somme toute très bien déroulée.

 

Trois ans plus tard, la « Marche Verte » voyait l'entrée de 350000 civils sur le territoire du Sahara espagnol, dont l'Espagne se retira alors après l'avoir partagé entre le Maroc et la Mauritanie. 

C'est le coeur léger que nous remontâmes vers Marrakech, jouant et filmant les différents moments de notre errance saharienne : la tente qui se déplace « toute seule » afin de trouver un espace adéquat, le croisement parfois forcé  avec des camions qui ne laissent pas facilement leur place, la descente acrobatique dans l'Oued Chebika, une des dernières fois car le goudronnage était en route et le futur radier, plus en aval, en construction. La route avançait, bientôt on irait à Tarfaya en voiture de tourisme sans quitter le ruban de goudron qui avait poussé depuis 1965 à partir de Goulimine. Cela ne nous affecta point, tant il restait de coins en dehors de la route goudronnée, qui nous réserveraient des surprises. 

De retour à la civilisation, une brève halte à Agadir chez nos amis Landau nous permit de prendre une douche, de téléphoner à papa pour lui dire que nous étions en vie mais avec quelques changements de programme qu'on lui narrerait plus tard.

Dédé en profita pour nous montrer le ravissant trou qu'il avait fait dans le plafond de sa villa le jour où il avait oublié de décharger son fusil de retour de la chasse au pigeon ou au perdreau. Il avait eu la chance que le coup ne parte pas dans la jeep, car il rangeait ses fusils dans un compartiment sous le toit, en direction de sa tête ! Il y a un dieu pour les chasseurs. 

Le retour à Marrakech le lendemain vit une dernière anecdote. Nous empruntâmes la voie directe Marrakech-Agadir, en cours d'aménagement, qui comprenait encore une partie de piste. Quelques mois plus tard, elle serait goudronnée complètement et Agadir deviendrait très aisément accessible depuis Marrakech en passant par Imin'Tanoute et l'Anti Atlas. 

Une dernière aventure nous attendait : celle du camion en panne au milieu de la piste, bloquant la circulation, une classique toutefois.

Je résumai ainsi la situation à un couple de touristes qui faisait la liaison vers Marrakech à bord d'une Ford Mustang, accompagnée d'un chien énorme ébouriffé, race Chow Chow : « le camion est en panne : il n'a pas de freins, pas de câble pour se faire remorquer. Il n'y a plus rien qui marche sauf le moteur, et vous n'avez pas de chance : il vient de tomber en panne ». 

Finalement, avec la Land-Rover, nous passâmes sans difficulté sur le côté, sur de petites terrasses au-dessus du lit de l'oued. Nous fûmes ensuite imités par tout un tas de véhicules, qui adopteraient immédiatement notre « déviation ».

La narration de nos aventures à Marrakech fit quelque peu frissonner le paternel, mais la maîtrise avec laquelle nous avions géré notre bourde le remplit aussi de fierté, même s'il n'en laissa rien paraître.

Pierre se tua en montagne l'été suivant.

 

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Page de la carte d'étranger avec l'autorisation de séjour d'une journée à Tarfaya le 17/12/1971.

 

 

Voila chers amis, l'article d'aujourd'hui se termine...J'ai l'intention, pour les semaines à venir de vous faire partager quelques souvenirs de ma jeunesse. Et je voudrais commencer par les écoles primaires..Je vais donc vous mettre à contribution.

J'allais à l'Ecole du Guéliz et c'est donc par celle ci que je vais débuter. Une description la plus réelle possible (Suivant ma mémoire). Aidez moi, camarades qui y êtes allés, du coté garçons. Aidez moi à retracer la cour, le préau, les sanitaires, les oliviers, les murs où s'appuyaient les baraques à noyaux d'abricots et tout le reste...Les filles dites nous aussi ce qui se passait derrière la porte de bois qui séparait les deux cours et qui attirait tant les grands garçons. Ceux du CM2.

Si vous avez fait vos universités dans une autre école de Marrakech, faites la même chose et donnez moi du "Grain à Moudre". Notre Blog méritera ainsi son nom : Notre Marrakech entre 1945 et 1970.

Alors à vos claviers. Si vous avez quelque chose à nous dire, envoyez moi un courriel (Vous avez tous mon adresse E.Mail ou pour ceux qui ne l'aurait pas, écrivez par la rubrique "Contacter l'auteur" sous ma photo en haut à gauche..)

Merci d'avance...Bonne semaine à tous, votre toujours MICHEL